Electro-Acoustique

Guitar & Live Signal Processing

Projet musical initié fin 2014 alors que je découvre à peine les potentialités des outils numériques à des fins créatives, il m’apparait alors la possibilité d’élargir l’étendue sonore de la guitare grâce à l’informatique. Aujourd’hui, ce système se présente sous la forme d’un dispositif hybride comprenant autant des effets numériques programmés dans le logiciel Max/MSP contrôlés par un pédalier que des effets analogiques et un amplificateur à tube et est en perpétuelle évolution.

IMG_20160901_184922_Snapseed

Compositions Electro-Acoustiques

Très vite passionné par l’écoute des sons pour eux-mêmes, c’est tout naturellement que je tombais dans le bain des musiques concrètes et électroacoustiques lorsque je reçu mon premier enregistreur portable qui me servit – outre à composer mes premières pièces pour guitare – à recueillir les différents timbres, sonorités, phonèmes ou encore bruissements de la nature qui me fascinaient alors. Ces musiques de support (puisqu’elles ne vivent qu’à travers le médium sur lesquels sont écrits les enregistrements) représentent un monde ouvert sur la perception des phénomènes sonores au sens large.
Diplômé en 2016 en composition acousmatique au Conservatoire Royal de Mons en Belgique, je compose aujourd’hui des pièces qui s’intéressent à la mise en abîme du médium et des jeux d’espace et de présence qu’elle peut créer dans un discours poétique des sons.

Catalogue d’œuvres :

∎ Traces-Saillances, 11’03 (2015) – Crée lors du premier concert de la saison d’hiver 2015 du cercle des étudiants compositeurs (Céco) à l’Université de Montréal. Composition réalisé à partir d’une série de photo de Patrick Tombelle.

Lyrisme des perspectives exagérément étirées, des lointains horizons homériques, incarnés dans de grands gestes amples et lisses. Sur ces lents déroulés venteux se posent quantités de débris, sonnent comme des pierres précieuses. Présence sèche et contours dessinés précis, si proches aux oreilles qu’on les pourrait tenir au bout des doigts… Parfois légers, boisés pas plus que d’air. Dans des vastitudes qui résonnent comme du désastre, on marche ici, à pas solitaires sur des sols jonchés, on farfouille, s’occupe à de menus remue-ménages énigmatiques… Peut-être juste pour le plaisir de faire sonner les lieux, faire entendre absolument l’ici et le là-bas, tout à magnifier le geste le plus simple dans la gloire sonore de ce qui advient.

Philippe Mion

Composée en 2015, Traces-Saillances a été élaborée à partir d’enregistrements de terrain effectués en campagne Wallonne dans une usine abandonnée et autour d’une série de clichés du photographe Belge Patrick Tombelle.

Kamudhunan Kasukman, 6’21 (2015-2016) – Crée le 21 Janvier 2016 à l’Université de Montréal au Québec lors des séries ultrasons. Pièce composée à partir d’enregistrements personnels du gamelan Balinais de l’Université de Montréal.

Composée au Québec et grâce à l’exceptionnelle présence d’un gamelan balinais à l’université de Montréal, Kamudhunan Kasukman se présente comme une contemplation ascétique de la résonance et de ses variations internes. Des tempi lents et des mouvements amples découlent une attention temporellement dilatée des micro-phénomènes et macro-ruptures. La composition est aussi un écho aux musiques indonésiennes que j’apprécie tant.

Mouvement d’Aller-Retour dans l’Imaginaire d’un Sourd, 6’17 (2016) – Crée le 23 Juin 2016 à l’espace Senghor à Bruxelles sur l’acousmonium Musiques & Recherches.
Phylums, 8’24 (2016) – Crée le 23 Juin 2016 à l’espace Senghor à Bruxelles sur l’acousmonium Musiques & Recherches.

Phylum (n.m.) : Faisceau évolutif composé d’une immense quantité d’unités morphologiques constituées chacune de lignées généalogiques. Réalité collective, polymorphe et dynamique. Ce qui définit le phylum, en premier lieu, c’est son « angle initial de divergence », c’est-à-dire la direction particulière dans laquelle il se groupe et évolue, en se séparant des formes voisines. […]

Cuénot, Claude, Lexique Teilhard de Chardin, Editions du Seuil, Paris, 1963.

Exode-Radiation, 5’00 (2016) – Crée le 23 Juin 2016 à l’espace Senghor à Bruxelles sur l’acousmonium Musiques & Recherches.
Faites Entrer les Colibris, 7’40 (2017) – Crée le 25 Avril 2018 à l’espace Senghor à Bruxelles sur l’acousmonium Musiques & Recherches.

Dédié à la poésie onirique des œuvres de jeunesse de Jacques Lejeune

« Unverhofft kommt oft »

Søren Kierkegaard

Faites entrer les colibris est une invitation cérémonielle à la poésie de l’instant, à la beauté fugitive et insaisissable des choses et enfin à l’aller-retour incessant du monde intérieur vers le monde extérieur : dans cet univers au contour vaporeux, l’image perce de sa puissance évocatrice quelques trouées dans le nuage sonore, évoquant quelques scènes dont le sens de la cocasserie et de l’acrobatie n’échappera pas à l’auditeur.

Ricordami, 8’56 (2017) – Crée le 29 Janvier 2019 à l’auditorium Abel Dubois de Mons.

« Quand je compte les heures qui marquent le temps et vois le beau jour achevé en affreuse nuit … Alors je me rappelle ta beauté, et que tu dois disparaître parmi les ruines du temps. »

Shakespeare, Les Drames et les Poèmes, traduction de Pierre Messiaen. Sonnet XII, p. 1283.

Remerciements à Maria Vittoria Spallarossa et Federica Crosetto qui ont (involontairement) prêté leur voix pour la composition de Ricordami. Cette pièce leur est d’une certaine manière dédiée.

19442057_1496633453733686_3927570416512212735_o

www.valentin-becmann-mus.fr - Webmaster : Mathilde Becmann - Conditions générales de vente